#article: Le jour où j’ai décidé d’être heureuse

Ça y est, je me lance. Il est temps pour moi de participer au super mouvement lancé par Laura (@ultimeparole) et Jordy (@jordy_reads_books) sur Instagram, le #HAPPYTIMER. La tâche va être ardue mais l’initiative est trop belle et importante pour passer à côté!

Le bonheur est quelque chose d’assez insaisissable pour les personnes qui, comme moi, passent beaucoup plus de temps à ruminer qu’à vivre pleinement leur vie. Ça en étonnera peut-être plus d’un puisque l’image que je renvoie sur les réseaux est souvent celle d’une fille enjouée, positive et bien dans sa peau mais aujourd’hui j’ai juste envie de vous montrer une autre part de moi, de vous montrer un bout de la vraie moi, celle que j’ai souvent cachée parce que je ne l’aimais pas.

Je pense qu’il est juste de dire qu’atteindre le bonheur pour certains est un véritable combat. Et la vérité, c’est que c’en est un pour moi. Me sentir heureuse n’est pas quelque chose qui me vient facilement. Je suis de nature assez anxieuse, introvertie, mélancolique, névrosée. J’ai très peu confiance en moi, j’ai horriblement peur du regard des autres et j’ai l’affreuse tendance à me dévaloriser constamment. J’ai des schémas dans la tête qui me pousse à la dépression assez souvent et je ne peux pas y échapper, je vis avec. Á partir de là, décider d’être heureuse est compliqué. Mais pas impossible.

Depuis le début de mon adolescence, j’ai toujours été confrontée à ce gouffre entre ce que les gens attendaient de moi et qui j’étais vraiment, ce que je ressentais réellement. Je ne me suis jamais vraiment sentie légitime, je n’ai jamais vraiment eu la sensation que j’avais le droit de souffrir comme je souffrais, que j’avais le droit d’être mal dans ma peau. J’avais l’impression de faire face à un jugement constant de la part des autres: « tu n’as pas le droit d’être malheureuse », « tu n’as pas le droit de souffrir », « ta vie est parfaite ne le vois-tu pas? » Et je me suis contentée de dire oui. Alors que je pensais non.

Je crois que ça a été mon erreur pendant longtemps. Ne pas assumer. Ne pas oser montrer aux autres ce qu’ils ne voulaient pas voir. Les gens aiment passer du temps avec quelqu’un de drôle, d’enthousiaste, de joyeux. Les gens se désintéressent très vite des personnes malheureuses et déprimées. Alors j’ai arrêté de me plaindre et j’ai commencé à faire semblant. Sauf que ça finissait toujours par ressortir d’une façon ou d’une autre.

Pourtant, les autres n’avaient pas tort. Ma vie n’est certes pas parfaite mais elle est loin d’être affreuse et j’en ai bien conscience. J’ai eu une enfance heureuse, je suis entourée d’une famille unie, j’ai des amis en or, je n’ai jamais eu aucun problème à l’école. J’ai rarement essuyé d’échec dans ma vie, je réussis beaucoup de ce que j’entreprends, je n’ai pas de problème de santé, je ne vis pas à la rue. Les seules « épreuves » que j’ai eu à affronter jusqu’ici sont un déménagement très compliqué et la mort de mon grand-père que j’aimais plus que tout il y a quelques années. C’est tout. Rien de plus, rien de moins. Ma vie n’est pas plus compliquée qu’une autre. Et pourtant, ça ne m’a pas empêché de me sentir minuscule et jamais à ma place la majorité de ma petite existence.

Il m’a fallu longtemps avant de comprendre d’où tout cela venait. Mais après beaucoup d’introspection et des études en psychologie qui m’ont tout de même aidée à mettre des mots sur ce qui se passait parfois dans ma tête de tordue, j’ai finalement appris à composer avec mes faiblesses et petit à petit, j’ai commencé à voir les choses changer. Mes points faibles ne disparaitront jamais vraiment mais maintenant que je les connais, il m’est plus facile de les identifier et de les tenir à distance.

La dernière étape a été de me distancier du regard des autres. Et je crois que j’ai vraiment commencé à être heureuse le jour où j’ai décidé de ne plus craindre ce que les autres pouvaient penser de moi. J’y travaille encore beaucoup mais, de plus en plus, je parviens à agir sans me soucier de ce qu’on pourrait dire de moi, sans me soucier de savoir si ce que je fais plaira ou pas. La publication de mon premier roman, la création de mon compte sur Bookstagram, mon changement d’orientation, l’ouverture de mon blog, toutes ces choses ont été comme des gouttes dans l’océan et chaque nouvelle décision que je prends est maintenant toujours inscrite dans cette même tendance: vivre ma vie pour moi et pas uniquement pour les autres. On ne peut pas plaire à tout le monde, et si on ne m’accepte avec mes fêlures ce n’est pas grave, d’autres le feront, d’autres le font déjà et je les aimerai éternellement pour ça. Un regard négatif ne doit pas mettre en péril tout le reste et je pense l’avoir enfin compris avec le temps.

Donc voilà, c’était mon message pour ce premier #happytimer. La vie est trop courte pour ne pas la vivre comme vous êtes, même si votre vous est étrange, angoissé, torturé, complètement décalé, original et j’en passe. N’oubliez pas qu’il y aura toujours des gens pour vous voir tel que vous êtes, pour l’accepter et pour vous aimer. Le reste, on s’en fout.

Pleins d’amour et de tendresse,

Julie

 

 

 

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