#chronique: Dry de Neal et Jarrod Shusterman

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Titre: Dry

Auteurs: Neal et Jarrod Shusterman

Edition: Robert Laffont (Collection R)

Lecture: en VO et VF

Pages: 444

 

 

— RÉSUMÉ

Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.

— NOTE: 5/5

— CITATIONS

“…and I realize that this is the true core of human nature: When we’ve lost the strength to save ourselves, we somehow find the strength to save each other.” — Neal et Jarrod Shusterman

“Sometimes you have to be the monster to survive.” — Neal et Jarrod Shusterman

“Wasn’t it Jacqui who told us the human body is sity percent water? Well, now I know what the rest is. The rest is dust, the rest is ash, it’s sorrow and it’s grief… But above all that, in spite of all that, binding us together… is hope. And joy. And a wellspring of all the things that still might be.” — Neal et Jarrod Shusterman

— AVIS

Waw quelle claque!

Je ne m’y attendais pas du tout, à vrai dire! Je n’en avais entendu que du bien mais les romans d’anticipation n’étant pas forcément mon genre de prédilection, je partais avec quelques réserves. Eh bien, j’avais tout faux. Dry s’inscrit dans la lignée de la Faucheuse et nous offre encore du tout grand Shusterman. J’ai tout simplement A.D.O.R.É!

Bien sûr j’avais déjà été conquise par la plume et le style de Shusterman du coup, la retrouver ici a été un réel plaisir. Je ne sais pas très bien de quelle façon Neal et Jarrod se sont divisés l’écriture mais j’ai en tout cas retrouvé tout ce qui m’avait plu dans la Faucheuse et Thunderhead! C’est clair, fluide et vraiment prenant. J’ai aussi particulièrement aimé la présence des différents points de vue qui permettent vraiment de voyager dans l’intrigue sous des angles parfois opposés mais toujours très intéressants. Cela permet d’éviter que le récit ne devienne trop moralisateur et cela nous montre bien que dans ce genre de situations critiques rien n’est toujours tout blanc ou tout noir.

En parlant de situation critique, celle présentée dans le livre est plutôt simple et pourtant cruelle de vérité. On part d’une broutille: une coupure d’eau dans un des plus grands Etats des USA, et on suit le décours complètement catastrophique que ce genre de phénomène peut/pourrait engendrer. Et c’est terrible. Vraiment, vraiment terrible. Parce que cela parait si vrai qu’on se met à contrôler le niveau de la bouteille d’eau posée près de notre lit pour s’assurer qu’il nous reste suffisamment à boire.

Ce roman m’a vraiment chamboulée car il est criant de réalisme. Et c’est ce que j’aime aussi particulièrement dans l’écriture de Neal Shusterman: il parvient à nous faire réfléchir considérablement sur nos comportements et nos valeurs par le biais d’une simple histoire. Que ferions-nous dans ce genre de situations? Pouvons-nous assurer que nous aiderions notre prochain avant nous-même? Non. Personne ne le peut. Pas en vivant dans nos sociétés où le confort et la surconsommation sont de mise. Mais il est effrayant de constater que ça nous pend bel et bien au nez.

Suivre les aventures d’Alyssa, Garrett et Kelton n’a pas été de tout repos comme vous pouvez le voir mais je pense pouvoir dire que j’en ressors grandie. Car si l’on retient bien une chose de leur périple, c’est que même les meilleurs peuvent commettre des erreurs sous le coup du désespoir. D’ailleurs, j’ai probablement aimé davantage les faiblesses des personnages que leurs forces. Ils étaient justes dans leur fragilité et j’ai trouvé cela aussi beau que tragique. Et puis, ces ados m’ont beaucoup touchée, je l’avoue.

En bref, foncez. Dry est à lire qu’on aime la science-fiction et la dystopie ou non. Il est haletant, surprenant et surtout important! Son message devrait être transmis au maximum et c’est exactement le genre de lecture qu’il faut promouvoir sans s’arrêter. Et puis si jamais l’apocalypse est proche, il pourrait bien vous aider à survivre! Ou pas… 😉

3 réflexions sur “#chronique: Dry de Neal et Jarrod Shusterman

  1. Filipa dit :

    En toute objectivité, et non pas en tant que CM de la Collection R : j’approuve cet article ! On a un accès tellement facile et privilégié à l’eau, qu’une fois qu’elle vient à manquer, on réalise à quel point c’est en fait une denrée précieuse…

    Aimé par 1 personne

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