#chronique: Les 7 vies de Léo Belami de Nataël Trapp

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Titre: Les 7 vies de Léo Belami

Auteur: Nataël Trapp

Edition: Robert Laffont (Collection R)

Lecture: en VF

Pages: 356

 

— RÉSUMÉ

Léo, 17 ans, jeune homme solitaire et sans histoires, compte les heures avant la fin des cours. Il se prépare pour la fête du lycée, organisée cette année en hommage à Jessica Stein, une élève assassinée trente ans auparavant. Mais lorsqu’il se réveille le lendemain matin, c’est dans la vie d’un autre, dans la maison d’un autre… en 1988. Au gré d’allers-retours entre 1988 et 2018 dans des corps différents, Léo va tout tenter pour empêcher ce meurtre et découvrir l’identité du tueur.
Pourra-t-il changer le destin ?

— NOTE: 1/5

— AVIS

Avant toute chose, laissez-moi vous dire que je déteste sincèrement donner de mauvaises notes à mes lectures. Mais là, ça a été un tel flop pour moi que c’était juste impossible autrement. Je vous explique…

da703de2-7381-41cd-9bd1-b317814914b6Ce roman en soi n’est pas radicalement mauvais. La preuve, j’ai été plutôt ultra emballée par les premiers chapitres! D’emblée, j’ai aimé les références à la pop culture actuelle et à celle des années 80, j’ai aimé le côté introspectif de la plume de l’auteur qui semblait bien cerner les adolescents et leurs états d’âme, et puis bien sûr, l’enquête s’annonçait originale puisqu’elle mêlait les ingrédients d’un thriller de base à ceux de Retour vers le Futur. Malheureusement, la hype a fini par retomber assez rapidement et j’ai globalement été déçue parce que le thème et l’intrigue de ce bouquin avaient, à mon sens, un réel potentiel qui n’a simplement pas été exploité.

Le truc, c’est que c’est rapidement devenu trop et pas assez à la fois.

Trop parce que:

  • Comme l’a si bien fait remarquer ma copine Api dans sa propre chronique: trop de référence, tue la référence. J’adoooore les années 80 mais là, non seulement c’était trèèèès cliché, mais en plus c’était toutes les deux pages!
  • Autant le début du roman m’a paru original dans sa structure, autant j’ai rapidement été agacée par son côté répétitif. Au-delà du fait qu’on suit un schéma dans lequel Léo se réveille une fois dans son propre corps une fois dans le corps d’un.e autre en 1988 pendant une semaine entière, même les phrases, dialogues et descriptions étaient archi redondants. Du coup, j’ai fini par clairement m’ennuyer et je vous avoue avoir survolé les cents dernières pages tellement j’étais blasée.
  • Clichés, clichés, clichés. C’est le mot parfait pour définir ce bouquin tellement il en était bourré. Tous les personnages étaient en effet construits sur base d’un moule ultra basique: la blonde populaire, le bad boy arrogant, le looser trop gros, la ringarde à l’appareil dentaire,… Pas de profondeur, aucune singularité, et du coup, on ne s’y attache absolument pas.
  •  J’ai eu l’impression, à la fin du roman, d’avoir lu un manuel scolaire (style cours de citoyenneté) dont le but était de m’ouvrir les yeux sur quelque chose d’important sauf que je suis totalement passée à côté. La fin en mode: tout fini bien dans le meilleur des mondes a souvent cet effet là sur moi d’ailleurs parce que ce n’est tout simplement pas crédible. Du coup, le message me passe complètement au-dessus.

Pas assez parce que:

  • Il n’y a absolument aucune explication sur ce qui se passe dans ce roman. Je reviendrai sur la fin qui est probablement le summum de l’aberration mais même au-delà de ça, tout au long du livre, les évènements et prises de décisions s’enchainent sans aucune cohérence ou sens. Léo passe son temps à mettre en place des choses qu’il s’empresse de faire capoter dès qu’il change de corps et ce, sans justification aucune. Sans parler du fait que ses actions dans le passé, non absolument (ou que trop peu) d’impact sur son présent. Les lois de l’espace-temps, tout ça, non?
  • On m’avait promis un thriller, et ce n’est pas du tout ce que j’ai eu. Voilà. L’enquête de Léo n’avait absolument aucune logique (il invente des preuves ou élimine des suspects sur base de réflexions douteuses et de pseudo-découvertes absurdes). Je ne donnerai pas d’exemple ici pour ne pas vous spoiler mais je serais ravie de parler avec vous en privé de sa splendide déduction sur base d’heures et de photos (hum). Les rebondissements n’en sont pas vraiment puisqu’on sent le tout arriver à dix mille kilomètres et pour finir, la fin est tout simplement cauchemardesque, le coupable random et de nouveau, DE NOUVEAU, zéro explication, nada, le désert.

PS: Britney illustre parfaitement la tête que j’ai fait en découvrant la résolution.


En résumé, et je pense qu’on va s’arrêter là, bien que très prometteur, Les 7 vies de Léo Belami manque cruellement de crédibilité, de cohérence et de profondeur. J’aurais voulu que les réactions des personnages soient moins téléphonées et prévisibles, que l’intrigue soit bien plus complexe et surtout mieux construite, bref j’aurais voulu un vrai thriller avec des protagonistes qui tiennent davantage la route et sans une fin à la bisounours. Dommage!

Merci à la Collection R pour ce service presse!

 

 

 

4 réflexions sur “#chronique: Les 7 vies de Léo Belami de Nataël Trapp

  1. Sadibebooks dit :

    En gros, moi qui avais pensé que ce livre allait ressembler à Meutre: mode d’emploi, je vais être juste déçuuuuuue! Rien qu’en lisant vos avis, je sais que je vais penser comme vous. Je ne sais pas si tu as lu Meutre: Mode d’emploi mais je te le CONSEILLE VIVEMENT pour te remettre de ce faux thriller.

    Aimé par 1 personne

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