#chronique: Soulmates de Holly Bourne

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Titre: Soulmates

Autrice: Holly Bourne

Edition: Usborne

Lecture: en VO

Pages: 527

 

— RÉSUMÉ

Every so often, two people are born who are the perfect matches for each other. Soulmates. But while the odds of this happening are about as likely as being struck by lightning, when these people do meet and fall in love…thunderstorms, lightning strikes and lashings of rain are only the beginning of their problems.

Enter Poppy, the 17-year-old cynic with a serious addiction to banana milk, and Noah, the heart-throb guitarist; residents of mediocre Middletown, sometime students, and…soulmates.

After a chance meeting at a local band night, Poppy and Noah find themselves swept up in a whirlwind romance unlike anything they’ve ever experienced before. But with a secret international agency preparing to separate them, a trail of destruction rumbling in their wake, (and a looming psychology coursework deadline), they are left with an impossible choice between the end of the world, or a life without love…

— NOTE: 3,25/5

— CITATIONS

“The true test of life isn’t how you cope when everything is going in your favour; it’s how you deal with things that could destroy you, if you let them.” — Holly Bourne

“Of course, you’re always a cynic before you fall in love yourself…” — Holly Bourne

“There are the times when the only appropriate thing to do is stop crying, let it go, with light and love in your heart, and to continue living your life to the best of your ability.” — Holly Bourne

— AVIS

Avant d’entrer dans le vif du sujet et de vous expliquer pourquoi je ressors avec un avis mitigé de cette lecture, je vais commencer par vous dire que J’ADORE la plume d’Holly Bourne. Soulmates est son tout premier roman, chose qui se sent principalement au niveau de la trame et du propos un peu maladroit qu’elle tente d’y mettre en avant, mais dès les premières lignes j’ai malgré tout retrouvé tout ce qui me plait dans son style d’écriture: de la légèreté, de l’humour et de l’authenticité. Bourne a cette faculté d’écrire pour les jeunes comme les jeunes. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il s’agit d’une de mes autrices préférées en YA contemporain et ma lecture de Soulmates n’a en aucun cas changé mon ressenti de ce point de vue-là. Je vais continuer à lire du Holly Bourne, soyez-en sur.

A dire vrai, j’ai passé un agréable moment dans cette lecture. J’avais envie d’une romance et à ce niveau, je n’ai pas été déçue. Alors oui, c’était clairement cheesy, l’instalove était à son summum (en même temps on parle de coup de foudre et d’âme soeur donc ça se tient) mais j’ai adoré shipper Poppy et Noah malgré tout. Les personnages étaient sympas (aussi sympas que des ados peuvent l’être hum), bourrés d’humour et fidèles à l’image qu’on se fait d’adolescents de 17-18 ans. Et globalement, l’intrigue était pas mal, plutôt originale sur la fin et je l’ai même trouvée addictive au début puisque j’ai avalé les 2/3 du bouquin assez rapidement.

1bf71e51-3625-4e36-88ef-e98ecc3a9337Mais alors pourquoi n’ai-je pas totalement apprécié Soulmates? Á cause de la fin, tout simplement. Autant je l’ai trouvée originale, autant je n’ai pas apprécié sa résolution. Et là, je vais être obligée de vous SPOILER pour bien me faire comprendre donc oust si vous ne souhaitez pas en savoir plus! Le problème avec ce roman (du moins le problème à mes yeux), c’est que j‘ai trouvé le propos de l’autrice un peu moralisateur si pas carrément hypocrite. J’avais légèrement eu le même ressenti lors de ma lecture de It Only Happens in the Movies mais ici, ça m’a encore plus dérangée. Je comprends totalement ses intentions et son envie d’écrire « un différent type de romance », n’étant moi-même pas une grande fan des clichés relatifs à ce genre, mais faut-il pour autant arriver à un « non happy end » pour justifier son propos? Une phrase écrite par Bourne à la fin du roman m’a particulièrement ennuyée, elle écrit: “Happy endings are reserved strictly for the fiction shelves of bookstores.” En gros, les fins heureuses n’existent que dans les livres. Bah non, en fait. Mais du coup pour prouver que son roman à elle ne ressemble pas aux autres romances (alors que si, obviously) et bien BAM: on a droit à une bonne fin dégueulasse qui se termine par la rupture des deux personnages. Je ne suis pas pour le happy ending dans la romance à tout prix, entendez-moi bien. J’ai lu des romances qui se terminent mal, très mal même, et qui m’ont bouleversée mais à chaque fois, c’était vraiment justifié et je l’acceptais. Ici, je vous avoue que je me suis juste sentie jugée en tant que lectrice de romance et pire, prise pour une quiche. Parce qu’on lit de la romance, on est pas capable de faire la différence entre la fiction et la vraie vie? En bref, j’ai eu l’impression que la fin était forcée, pas naturelle, gratuitement déprimante et uniquement écrite pour justifier le point de vue de l’autrice. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi mais ici, ça ne collait pas pour moi.

Je ne conseillerai par conséquent pas ce roman aux vrais fans de romance ou alors, arrêtez-vous comme moi au 2/3 et survolez la fin en connaissance de cause. Par contre, lisez du Holly Bourne parce qu’elle a un style magique et que son regard critique et cynique sur les déboires des adolescents vaut clairement le détour. Sa plume nous fait indéniablement réfléchir et même si je ne suis pas toujours d’accord avec son propos, elle me pousse malgré tout à me remettre très souvent en question. Et les auteurices sont aussi là pour ça!

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